Quelques repères historiques  

Sur la période révolutionnaire, peu de renseignements :
-en 1790, suppression de la dîme,
-en 1791 , le recteur Le Queven refuse de prêter serment -Vente des biens d'église.
C'est à cette époque que le prêtre réfractaire Claude Philippe exerce clandestinement son ministère à Locmariaquer et aux alentours. Les restes du Père Philippe reposent dans le choeur de la Chapelle du Moustoir


En 1817, on répare d'urgence le clocher de l'église (qui menaçait ruine depuis longtemps). Cette date figure sur le côté Est du clocher, avec trois fleurs de lys. Une autre sculpture se trouve un peu plus haut: deux étoiles séparées par une couronne.


 En 1835, dans leur lettre conjointe à Monsieur Renaud, député du Morbihan, Grégoire Defruit, prêtre desservant de Locmariaquer, et le maire Le Bouëdec, font état du ((délabrement complet de l'église et du presbytère, ayant servi d'écurie et de caserne pendant toute la Révolution ". De plus, l'église se révèle trop exiguë pour une population dépassant 2.000 habitants (Saint-Philibert faisait alors partie de Locmariaquer). On décide d'agrandir l'église. Le devis s'élève à 8.839,50 F. Le plan des travaux, daté du 26 mars 1835, indique :
-l'élévation de 2 mètres du toit de la nef,
-l'élargissement de la nef de 1,90m de chaque côté .
Les travaux sont exécutés en 1835, comme l'atteste cette date inscrite en façade, et également au-dessus de la porte nord de l'église . On ne touche ni au chœur, ni au transept, ni au clocher.

En 1862, le cimetière qui entourait l'église est transféré .

En 1929, restauration des murs intérieurs du choeur.

En 1930, installation de quatre cloches et d'une horloge publique

En 1963, l'agencement du choeur est revu : on remplace le vieux parquet par des dalles de granit et l'autel ancien par un autel en pierre. . Au cours de ces travaux, on dégagea la base sculptée de plusieurs piliers et l'on découvrit dans le sol du choeur :
-une table de granit de 1,80 x 0,90 x 0,25m, dépourvue d'inscription, qui pourrait être une ancienne pierre d'autel. Elle a été déplacée à l'extérieur, côté sud.
-une pierre tombale de 1,20 x 0,65 x 0,20m, portant en relief les armes d'un seigneur de Kaër (Jean de Chateaugiron ?) écu orné de neuf  bésants et entouré d'enjolivures. Elle est disposée debout au fond de l'église.

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