
Jean-Baptiste Corlobé est né le 16 février 1904 ou village de St Pierre Lopérec
à
Locmariaquer.
Sa prime jeunesse.
Enfant unique, il vit avec ses parents et sa famille maternelle jusqu'à 6 ans.
Puis il part tout jeune à Quistinic pour être scolarisé chez son oncle et
parrain
l'abbé Jean-Baptiste Oliéro, recteur.
La vie austère dans ce presbytère, où le temps se partage entre l'école,
l'éducation religieuse et
toutes les cérémonies d'église font de lui un enfant solitaire. Sa grande
distraction est le dessin.
Il gardera toute sa vie les premiers croquis des lieux de son enfance.
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Chez les Jésuites |
Sur ses conseils, il souhaitait entrer à l'école des Beaux Arts mais ses
parents s'y opposent...
Alors, pendant 4 ans, il suit les cours par correspondance de l'école
universelle de Paris.
Ostréiculteur malgré lui
A sa mort de sa mère, il a 18 ans.
Son père quitte Lopérec pour acheter des parcs à huîtres et habiter au bourg,
rue Lafayette,
Renonçant bien à regret à ses projets d'artiste, il apprend alors le métier
d'ostréiculteur.
Ses loisirs sont le théâtre local dont il fait tous les décors,
l'organisation des kermesses à l'école Ste Marie.
Il s'adonne avec passion à la peinture et se pose en observateur
attentif de la vie à la campagne.
Il immortalise les scènes du village (procession, danses bretonnes , ramassage
de goémon)

qu'il peint sur des draps de lin tissés par sa mère ou bien même,
directement sur les cloisons de bois (au presbytère et au café Gillet).
Peintre réaliste
Iil aime particulièrement représenter les vieilles chaumières bretonnes.
Toujours heureux d'écouter son maître, Jean Frélaut, il adhère à l'Association
des Artistes Vannetais en 1922,
reçoit la médaille de bronze et multiplie les expositions de tableaux.
Avec son ami Jean-François Jacob, dit Efflam-Koët-Skau,
il compose et peint l’écusson de Locmariaquer qui figure toujours en tête des
documents municipaux.

En 1928, il épouse Marie Kergosien, commerçante, place de l'église.
Elle a toutes les qualités : douée, aimante et généreuse mais, fille de
marin, "elle ne parlait pas le breton ».
De leur union naissent 4 enfants: Marie, Georges, Jean-Baptiste et Bernadette.
Leur vie familiale s'écoule paisiblement mais la guerre éclate en 1939.
Prisonnier en Allemagne pendant 3ans
Il revient meurtri par celle captivité.
Mais cultivé et curieux il reprend peu à peu ses activités .Il fut précurseur
avec
son poste radio, son phonographe ,
sa ligne de téléphone (seulement 17 numéros dons le bourg à l'époque),
ses appareils photo Kodak
sa C4 qu’il conduit avec fierté.
Emerveillé par les nouvelles techniques, il remplace son équipement photo par
une caméra Paillard Bolex et
filme avec bonheur tous les événements
Historien dans l‘âme
Iil fait beaucoup de recherches archéologiques aux archives de Vannes ,
lit tout ce qui est écrit sur les origines du pays avec des versions
différentes suivant les auteurs.

Et au sujet de la fameuse bataille des Vénètes son sujet de prédilection,
il ne supporte pas les contradictions et
affirme avec une pointe de chauvinisme que DARIORIGUM était bien la capitale des
Vénètes !
Toujours vivement intéressé par l'archéologie et les mégalithes il défendit avec
Melle
Henriette Gouzer, la Table des Marchands telle qu'elle était autrefois avant
1938.
La statue de Notre Dame de Kerdro
II fait partie du conseil paroissial avec Messieurs Alain Percevault
et Jean Mhé de Coët Courzo
II organise avec son épouse Marie, une souscription pour financer et
realiser le voeu
de la population de Locmariaquer ériger à Kerpenhir une nouvelle statue de
N.D.de
Kerdro pour remplacer celle détruite pendant la guerre.
En 1946, il se rend à Mellionnec avec l'Abbé Guillaume, recteur, pour la
commander au
sculpteur Jules-Charles Le Bozec.
La statue réalisée en granit de Kersanton est transportée en deux morceaux par
l’entreprise François Le Bayon
puis exposée dans le fond de l'église pendant une quinzaine d'années.
Enfin le 12 août 1962, elle est placée sur les rochers qui bordent
Kerpenhir au cours d'une grandiose cérémonie.
Sa passion : la vie locale.
Président d'honneur de la chapelle St Michel avec Madame Jonglez de Ligne,
il a fait d’intéressantes projections audio-visuelles sur l'histoire locale.
I l aimait échanger avec Jean Hémon qui lui rendait visite chaque semaine
à la même heure, des souvenirs pleins d'humour du passé.
Fervent défenseur de la longue bretonne, il parlait et écrivait
parfaitement le dialecte vannetais
le seul vrai breton selon lui...
Combien de nouveaux résidents sont venus le consulter' pour baptiser leur maison
d'un nom breton .
Chaque matin, en marchant jusqu'au sémaphore. JB Corlobé, notait
systématiquement au crayon
dans son petit carnet tous les changements observés par son oeil critique.
Et devant l'évolution galopante du pays il répétait, nostalgique:
"Ce n'est plus le Locmariaquer d'autrefois que nous avons connu et
tant aime "
Passionné d'histoire, J B Corlobé fut vraiment la mémoire vivante de
Locmariaquer.
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Un aperçu |
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Sources:
-exposition à la médiathèque de Locmariaquer -juin 2010-qui a suivi
l'inauguration
de la salle d'exposition qui porte le nom de JB Corlobé
-différentes recherches effectuées sur le web